La Préhistoire

En 1318 Philippe V Le Long fait placer une chandelle dans une lanterne de bois garnie de vessie de porc à la porte du tribunal du Chatelet "afin de déjouer les entreprises des malfaiteurs".
A la fin du XIVe siècle un fanal à la Tour de Nesle indique aux mariniers l'entrée de Paris.
En 1524 et 1558, des arrêtés du Parlement demandent aux bourgeois d'installer à leurs frais des "flambeaux ardents" à leurs fenêtres. Mais cela n'est que très peu suivi d'effet.

Louis XIV confie au Sieur Abbé Laudati Caraffa la "concession" de proposer des porte-flambeaux et porte-lanternes à louage, en complément de l'éclairage insuffisant.

La police faisant respecter la réglementation plus rigoureuse instituée par le Lieutenant Général de Police Monsieur de la Reynie, le nombre de lanternes atteint 2736 pour éclairer 912 rues de Paris.

 

En 1697, l'éclairage public passe à la charge de l'Etat moyennant redevance, et en 1729 il ya 5772 lanternes. Celles ci sont constituées de petits carreaux assemblés au plomb protégeant une chandelle dont il faut couper toutes les heures la mêche charbonnée.
 
En 1744 la lanterne à réverbère (lampe à huile et réflecteur argenté) est inventée, Mais il faut attendre 1766 pour que la lanterne de Monsieur Bourgeois de Chateaublanc soit retenue pour équiper les rues de Paris. Faute de trottoir, elles sont suspendues au dessus des rues ou accrochées à des potence tous les 50 mètres.
 
En 1788, l'huile de tripes est remplacé par de l'huile de colza, et ainsi la flamme est plus blanche ... et moins nauséabonde. La lampe à réverbère est perfectionnée par l'adoption d'une cheminée en verre avec double courant d'air (lampe "Quinquet" du nom du pharmacien inventeur - ou plutôt plagieur du suisse Ami Argand), puis à partir de 1821, lampes "Vivien". Il y a alors 12 761 "becs de lumière" qui éclairent la ville.

La période gazière

Découverte du principe d'éclairage par le "gaz hydrogène" (hydrogène carboné) en 1791 par Philippe LEBON. De 1791 à 1829, diverses expérimentations de l'éclairage au gaz dans des sites privés de Paris
 
En 1829, premiers essais officiels d'éclairage public place du Carroussel, rue de Rivoli, places Vendôme et de l'Odéon, Palais Royal. Diverses petites usines de production sont installées à l'intérieur de Paris gérées par plusieurs compagnies (voir chapitre Gaz). 
 
Le remplacement de l'éclairage à huile par le gaz se poursuit ensuite ainsi :
 
Année Nombre de becs à Gaz Nombre de becs à huile
1831  69  12 941
1839   600 5 400 
1848  8 600   2 608
1852   13 733
1870 20 766  971 lanternes à huile 
                                                                     
C'est en 1846 qu'une ordonnance définit des situations de monopole pour 6 sociétés. En 1855, alors que le préfet Haussmann était à la tête de l'administration parisienne, il organise la fusion des 6 sociétés gazières en concession unique à la "Compagnie parisienne d'éclairage et de chauffage par le gaz".
 
Les premiers essais d'éclairage public au gaz sont effectués à Paris. Ils sont réalisés sur la place Vendôme.

1817 - à Paris le gaz était obtenu dans les manufactures (la Compagnie parisienne du gaz-2) qui regroupe en 1855 de nombreuses sociétés préexistantes, il était principalement utilisé pour l’éclairage des particuliers et des rues (Allumeur de réverbères-3) – Découverte de Philippe Lebon en 1767, après des expérimentations de distillation sur l’huile, la résine, le bois c’est la houille qui donne le meilleur résultat. Il met au point le thermo-lampe l’ancêtre du bec de gaz .

1811 - Première expérimentation d’éclairage à Paris avec Ryss Poncelet dans un passage près du Palais royal, mais le procédé thermo-lampe n’est pas au point. Le financier allemand WINDSOR renouvelle l’expérience passage des Panoramas au Palais Royal, sous les arcades de l’Odéon et dans le jardin du Luxembourg. Le préfet de la Seine Chabrol de Volvic décide d’installer un éclairage collectif dans un lieu public : hôpital St Louis. 
 
1840 - Invention des premiers luminaires électriques par un système à arc électrique entretenu dans une enceinte isolante entre deux électrodes – (Sir Humphry Davy-4). (Ce type d’éclairage-5) se développait à grands pas mais il restait à usage spécial essentiellement pour de grandes surfaces, chantiers, ateliers, rues.
 
1880 - Les installations de distribution à courant continu commencèrent à concurrencer les sociétés gazières pour l’éclairage des villes. (Des accidents graves provoqués par le gaz-6) comme des asphyxies, des intoxications et des incendies accélèrent les installations électriques dans les grands espaces en dynamisant les recherches dans les nouveaux systèmes d’éclairage
 
1879 - Thomas Alva Edison et sir Joseph Wilson Swan mettent au point la première ampoule électrique. Cette année Edison présente sa première lampe à incandescence à filament de carbone dans le vide, elle reste allumée 45 heures, c’est l’ancêtre de nos ampoules. 
(Eclairage mixte-7)
 
1856 - Un artiste souffleur de verre l’allemand GEISSLER découvre qu’un courant alternatif à haute tension en passant dans un tube en verre scellé renfermant de l’air à basse pression produit une lueur (Geissler-8).

L'arrivée de l'électricité

En 1844, on essaya d'utiliser la lumière électrique pour l'éclairage public, et à cet effet, on fit quelques expériences place de la Concorde. Un unique foyer muni d'un réflecteur et situé à trois mètres au-dessus du sol, était alimenté par une forte batterie de piles. Ce premier essai coûta fort cher, eu égard aux résultats obtenus : il aveuglait, mais n'éclairait pas. Cependant, bien qu'il fût suivi de beaucoup d'autres, sur le Pont-Neuf, à l'Arc de Triomphe de l'Etoile, à la Porte Saint-Martin, un brillant avenir ne semblait pas être prédit à la lumière électrique.
 
Pendant vingt et un ans, on la considéra comme une illumination luxueuse qui ne pouvait figurer qu'à de rares intervalles, à titre de curiosité, pour donner plus d'éclat à certaines fêtes publiques.
 
Mais le 31 mai 1878, à neuf heures du soir, trente-deux globes de verre émaillé, placés entre les réverbères le long de l'avenue de l'Opéra, s'allumèrent instantanément et projetèrent autour d'eux une douce et brillante lumière blanche : les réverbères à gaz ressemblaient à des lampes fumeuses et les rues environnantes paraissaient plongées dans l'obscurité.

Le monde affluait sur l'avenue qui offrait ce nouveau spectacle de l'éclairage électrique. Depuis quelques mois déjà, la façade de l'Opéra avait été ainsi illuminée, mais on n'avait pu encore se rendre entièrement compte de l'effet produit sur un grand espace.
 
Des discussions sans nombre accueillirent aussitôt cette innovation. Les uns ne cessaient de la vanter ; d'autres la critiquaient de toutes les façons ; cette lumière était trop vive… blessait la vue… elle ferait peur aux chevaux !
La pratique eut bientôt raison de toutes ces accusations et on s'habitua vite à être si bien éclairé par une lumière qui ressemblait tant à celle du jour.
 
L'avenue de l'Opéra fut donc la première voie publique éclairée par l'électricité, mais elle ne resta pas longtemps la seule. Des candélabres se dressèrent successivement sur la place du Théâtre-Français, au Carrousel, à la Bastille, aux Halles centrales, etc.
 
Bientôt cependant des conflits s'élevèrent entre la Ville et la Compagnie Jablochkoff. Cette discorde provenait de ce que la Compagnie demandait 60 centimes par bougie et par heure, tandis que la Ville ne voulait donner que 30 centimes ; suivant son égoïste calcul, la bougie électrique valait 12 becs de gaz et le bec lui coûtait deux centimes et demi. Enfin, on consentit à allouer les 60 centimes demandés, mais simplement à titre provisoire, pour un an.

De 1879 à 1881, le bail se renouvela chaque année sans que la Compagnie pût obtenir une plus longue garantie. Enfin, découragée par cette continuelle opposition, elle retira son éclairage en 1882.
La lumière électrique quitta donc Paris pour aller faire le tour du monde, non pas en quatre-vingts jours, mais en six ans, puis elle nous revint. Aujourd'hui la conquête de notre capitale s'achève enfin ; elle est divisée en secteurs exploités par des compagnies différentes qui éclairent les avenues, les boulevards, les établissements publics ou privés, tels les gares, théâtres, cafés, restaurants, etc., et enfin, les particuliers, qui peuvent s'abonner comme au gaz.
 
A dater du 30 avril 1891, la Ville a accordé une concession de dix ans pendant lesquels elle a payé 57 centimes par heure et par lampe de 15 ampères et 40 centimes par lampe de 10 ampères. Cette concession a été renouvelée en 1901 pour la même période de temps. L'éclairage des boulevards représente une dépense annuelle de 348 000 francs au lieu de 121 000 francs, prix du gaz. Mais il faut remarquer que la lumière est au moins dix fois plus intense. Depuis 1897, la rive gauche est dotée d'un secteur et jouit enfin des bienfaits de la civilisation et… de l'éclairage électrique.
 
Au début, comme nous l'avons dit, les bougies Jablochkoff  n'avaient pas de rivales pour l'éclairage public, mais actuellement, depuis que l'on peut avoir des régulateurs à bon marché et d'intensité lumineuse variée, leur succès a pris fin ; nous ne croyons pas qu'il soit possible d'en retrouver même à titre d'exemplaire unique.
 
C'est pourquoi les lampes à arc règnent en maîtresses sur les boulevards et les grandes voies, dans les gares, sur le péristyle des théâtres, dans les usines et ateliers, là enfin où l'espace est assez grand pour que la vue ne soit pas blessée par son vif éclat.

La lampe à incandescence

Quant aux lampes à incandescence, groupées en lustres, en appliques, séparées ou réunies, elles éclairent et ornent l'intérieur des théâtres, des cafés, des restaurants, des magasins, et enfin des demeures particulières ; elles font chatoyer les étoffes, briller les bijoux de nouveaux feux, ressortir l'effet des bronzes et des dorures, et leur lumière n'altère aucune des nuances les plus délicates. Piquées au hasard de la fantaisie sur les bandes de fils souples imaginés par MM. Paz et Silva, elles se prêtent à tous les motifs de décoration possible.
 
Les parisiens peuvent en juger chaque année à l'exposition de l'Automobile-Club de France, au Grand Palais des Champs-Elysées. L'aspect féerique de la grande nef et l'illumination artistique des stands ont atteint, avec ce procédé, un degré de perfection auquel ne pouvaient pas prétendre les lourdes rampes à gaz et les anciens lampions graisseux.

Les perles lumineuses Weissmann ajoutent encore à cette splendeur par leurs girandoles lumineuses composées d'ampoules sphériques incandescentes sans conducteurs apparents. Attachées les unes aux autres par de fins crochets, comme les grains d'un chapelet, les perles Weissmann composent ainsi des guirlandes de feu, qui sont d'une suprême élégance dans une salle d'exposition ou dans un salon particulier.
 
Toutes ces fantaisies sont permises avec ces petites lampes si commodes, et avec quelques accumulateurs facilement transportables, on peut même se donner le luxe d'une voiture brillamment illuminée intérieurement et extérieurement : rien de plus facile encore que d'en orner la têtière des chevaux et les cocardes du cocher et du valet de pied !!
Les grands espaces eux même ne lui sont pas interdits et sa lumière, brillante et douce à la fois, illumine d'une manière fantastique les lacs glacés qui sont pendant l'hiver le rendez-vous des amateurs de patinage. Grâce à elle, les patineurs ne craignent plus l'obscurité et peuvent prolonger le soir leur sport favori.
 
Maintenant commence à se réaliser, pour certains quartiers, le progrès qui semblait un conte de fée il y a quinze ans à peine. Des stations centrales répandent dans Paris l'électricité à flots ; remplaçant avantageusement les tuyaux, les conduites de gaz, des fils parcourent les rues et font circuler de toutes parts le courant que chacun peut introduire chez soi ; il n'y a plus qu'à faire un geste pour que nos appartements s'illuminent instantanément ici, là, à notre volonté. Tous ces avantages,  on le pense bien, ne sont pas restés le privilège de Paris ; bien au contraire, avant que notre capitale eût rappelé l'électricité exilée des ses murs, une foule de villes, en France ou à l'étranger, de villages ignorés dans les montagnes, avaient su utiliser leurs cours d'eau pour se donner le luxe d'un éclairage que la Ville-Lumière même n'avait pu s'offrir. Aujourd'hui toutes les villes, grandes ou petites, étincellent et rivalisent de clarté.
 
Georges Dary
Extrait du livre « A travers l’Electricité » - Paru en 1906
 
 

Evolution des lampes pour l'éclairage
public et les illuminations

Les lampes incandescentes

Inventées par Joseph Swan et améliorées par Thomas Edison en 1879, équiperont la plupart des luminaires de la ville de Paris, à partir de 1900 sur le pont Alexandre III, jusqu'à la fin des années soixante. Leur allumage est instantané.

Les lampes incandescentes ont plusieurs inconvénients. La durée de vie de 1000 heures seulement, une grosse consommation en électricité, un apport en lumière de 20% pour 80% de chaleur émise et perdue. La température de couleur est de 2700°K, la lumière est donc de couleur jaune clair (voir tableau). En 1959 apparait la lampe Halogène qui est une incandescente améliorée. Elle produit de la lumière comme une incandescente classique en portant à incandescence un filament de tungstène, mais des gaz (iode, brome) à basse pression ont été introduits dans l'ampoule de verre de quartz supportant les hautes températures et permettant la régénération du filament, ce qui augmente la durée de vie de l'ampoule, soit de 2000 à 4000 heures selon les modèles.

L'efficacité lumineuse augmente de 30%, mais la consommation en électricité aussi. La température de couleur va de 2800°K à 4000°K (blanc pur). Les lampes incandescentes seront petit à petit remplacées par les lampes ballon fluorescents à partir de 1957 à Paris.

Voici quelques types de lampes incandescentes de la collection MEGE.

Les lampes à décharge

A Paris à partir des années 1957-58, on commence à remplacer les lampes incandescentes de l'éclairage public par des lampes à décharges. La lampe à décharge est constituée d'un tube ou d'une ampoule en verre remplie de gaz ou de vapeur métallique, sous haute ou basse pression, au travers duquel on fait passer un courant électrique, il s'ensuit une conversion en photons donc de la lumière. La couleur de la lumière dépend du gaz utilisé. Le néon donne une couleur rouge, le mercure s'approche du bleu, le sodium rayonne dans les teintes jaune, le xénon est le gaz qui se rapproche le plus du blanc pur. (voir planches techniques). Il n'y a plus de filament et la durée de vie et le rendement lumineux s'envole!

Les premières lampes à décharge installées à Paris est le ballon fluorescent à vapeur de mercure. Durée de vie entre 8000 et 12000 heures, température de couleur entre 3400 à 4300°K se qui donne une lumière blanche qui a tendance à virer au vert en vieillissant.

Apparait ensuite les lampes à vapeur de sodium. D'abord les basses pressions dès les années 60, rendement maximum, faible consommation électrique, durée de vie entre 12000 et 18000 heures mais rendu des couleurs catastrophique, 1800°K. On les réserve donc pour les souterrains autos et les chaussées couvertes du Bd Périphérique.

Pour améliorer le rendu des couleurs, va suivre les lampes sodium haute pression, durée de vie moyenne 16000 heures, 2200°K et les lampes sodium blanc avec une durée de vie de 13000 heures et 2500°K.

La tendance aujourd'hui est de remplacer petit à petit ces lampes par des lampes LEDS.

Les lampes aux iodures métalliques dont la couleur blanche est comprise entre 3200 et 6000°K sont plutôt réservées à l'éclairage des stades et la mise en valeur du patrimoine architectural de la ville. Les tubes fluo et fluo compact s'ils ont un rendu de couleur top niveau, entre 2700°K et 6500°K, une durée de vie excellente entre 8000 et 20000 heures, ils contiennent du mercure très nocif pour les personnes et l'environnement en cas de bris et sont petit à petit abandonnés.

La lampe à induction avait un avenir prometteur avec 60000 heures de durée de vie, une température de couleur de 2700 à 4000°K, mais le développement des LEDS a signé son arrêt de mort pour l'éclairage public.

Voici 2 planches sur le fonctionnement des lampes à décharge et des photos de la collection M.E.G.E (Cliquer sur les images pour les agrandir)

Les diodes électroluminescentes (LED)

Une diode électroluminescente (LED) est un composant électronique permettant la transformation de l'électricité en lumière. Pour l'éclairage public et la signalisation, on utilise des lampes constituées de plusieurs LED de forte puissance accolées sur une carte de circuit imprimé. La plupart s'adaptent facilement dans des luminaires déjà existants. Les premières LED misent au point furent les LED rouge dans les années 1980 pour la signalisation routière.

Ce n'est qu'en 2000 que les LED de forte puissance et les LED blanches sont apparues. La technologie LED double en performances tous les 2 ans et les prix diminuent de 20% chaque année.

Avantages des lampes LED: durée de vie sur le terrain 40000 heures. Rendement lumineux jusqu'à 220lumen/W pour les plus performantes. L'allumage est instantané. Elles peuvent fonctionnées en très basse tension, 12volts, sous de basses températures, elles chauffent très peu (32°), comparées aux lampes incandescentes (150°) et les fluo compact (70°). Elles sont insensibles aux chocs, n'émettent pas d'UV, ne contiennent pas de mercure et consomment très peu..Les cours carré et Napoléon du musée du Louvre à Paris, quand elles sont passées de la technologie incandescente à la technologie LED, on vu leur consommation électrique diminuée de 73%!

Les dangers des sources LED sont liés à la forte proportion de lumière bleue émise par les éclairages LED de couleur blanc froid et bleu. Eviter de fixer un projecteur LED           de lumière blanche pleine face et à moins de 20 cm, il y a risque d'endommager de manière irréversible les cellules de l'œil. Les ampoules satinées elles, sont sans danger. Si toutes les sources de lumière passaient à la technologie LED, la consommation électrique dans le monde pour l'éclairage diminuerait de moitié. C'est bon pour la planète!

Complément des sources LED dans les installations modernes, LA FIBRE OPTIQUE qui permet de véhiculer la lumière dans des endroits inaccessibles pour d'autres matériels, sans les UV, sans la chaleur ni l'électricité. Par exemple, les bassins d'eau, les fontaines. Il suffit d'équiper les générateurs de fibres optiques de spots LED avec tous ses avantages.

Quelques photos pour illustrer cet article.

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