Le Palais de la Lumière
Paris 1937

Commandé par la C.P.D.E (compagnie parisienne de distribution d'électricité) à l'architecte et désigner Art Déco Robert Mallet Stevens et avec le concourt de la ville de Paris, pour l'exposition de 1937 à Paris.

Cette exposition qui se tient à Paris du 25 mai au 25 novembre 1937 réunit 44 pays. Les 190 palais et pavillons s'alignent du palais de Chaillot jusqu'à l'école militaire le long du champs de Mars et sur les rives de la Seine, de l'île aux Cygnes à la Concorde.

La fréquentation s'élèvera à 31.040.955 visiteurs, et le symbole fort sera les pavillons allemand et soviétique se faisant face au pied de la fontaine de Varsovie préfigurant le drame de la guerre qui allait survenir 3 ans plus tard.

Ce sera le dernier événement de ce genre dans la capitale à ce jour.

Exposition internationale des arts et techniques appliqués à la vie moderne
Le palais de l'électricité s'élevait au fond du Champ de Mars. Il avait comme particularité de servir de porte à l'Exposition (Porte n°23, façe à l'école militaire).
 
Il était dominé par une tour portant le nouveau phare d'Ouessant qui était le phare le plus puissant du monde (2 milliards de bougies). Longue construction concave aux murs nus sans aucunes baies, il comprenait un vaste hall de 60m de longueur. Sur le panneau une immense fresque de Raoul Dufy, la plus grande peinture du monde, évoquait symboliquement toute l'histoire de l'électricité. pour l'exécuter, l'artiste avait usé d'une matière nouvelle, très lumineuse, à laquelle un éclairage indirect donnait son entière valeur.
 
Afin d'avoir une idée de l'échelle des machines électriques en usage dans les usines des stations, le hall recelait quatre énormes pièces de machines. Le hall donnait sur une galerie, véritable exposition du rôle social de la lumière. on y voyait par quels moyens elle était produite et transportée, et des appareils d'éclairage divers, des tubes, des lampes à incandescence et notamment le laboratoire de la luminescnece organisé par M. Georges Claude.
 
Enfin on aboutissait dans une salle de démonstration réservée aux applications de l'électricité à l'éclairage des veilles, des routes, des ateliers et des bureaux et où étaient donnés régulièrement des spectacles lumineux qui montraient la gamme infinie des jeux de lumière.
 
Comme le Palais de l'Electricité, éclairé par le lumière artificielle, n'avait aucune fenêtre, le mur du pavillon donnant sur le hamp de mArs, vaste plan de 60m de long, constituait le plus grand écran du monde pour la présentation de films et de projections de "Chromotypes" qui en faisait un véritable salon de peinture lumineuse.
 
La cabine étatit située en sous-sol à une quarantaine de mètres et apparaissait comme un blockhaus. C'était la aussi qu'était placée la machine nécessaire à une autre attraction : Une étincelle de 7 mètres, la plus grande effluve du monde qui jaillissait de deux pôles dans un bassin du jardin, en face du Palais de l'Electricité.

En retrait des deux pôles, au centre du bâtiment, se dressait la statue de ZEUS, haute de 2m50, oeuvre de Robert Wlérick, qui ornera par la suite le hall d'accueil d'EDF à Paris (rue du Rocher). Cette statue est aujourd'hui visible au musée Electropolis à Mulhouse.

La Fée Electricité - Fresque de Raoul Dufy

Comme Fernand Léger, Robert Delaunay et nombre d’autres artistes, Raoul Dufy reçoit pour l’Exposition internationale de 1937 à Paris la commande de décorations monumentales, notamment celle du mur légèrement courbe du hall du Palais de la Lumière et de l’Électricité, édifié par Robert Mallet-Stevens sur le Champ-de-Mars. Il se plie au programme du commanditaire, la Compagnie parisienne de distribution d’électricité, pour raconter La Fée Électricité en s’inspirant entre autres du De rerum natura de Lucrèce. Cette composition de 600 m2 mètres déploie, de droite à gauche et sur deux registres principaux, l’histoire de l’électricité et de ses applications, depuis les premières observations jusqu’aux réalisations techniques les plus modernes. La partie supérieure est un paysage changeant dans lequel le peintre a disséminé ses thèmes favoris : voiliers, nuées d’oiseaux, batteuse, bal du 14 juillet. Le long du registre inférieur sont disposés les portraits de cent dix savants et inventeurs ayant contribué au développement de l’électricité.

Jean Jacques Le Moellic / Jean Michel Berthod

Go to top